La fanfare détournée

© Caroline Leger

© Caroline Léger

Elle a vu le jour en 2009 à Tournai, en Belgique, et c’est déjà toute une histoire.

Le soir du 7 janvier de cet an neuf, elle pousse ses premières notes dans la salle de l’étage d’un café de la Grand-Place de Tournai, le Central. Ce soir-là, quelques amis un peu privilégiés, un peu voyeurs, assistent à la naissance en direct : cinquante musiciens en tout genre, venus de Belgique et de France, se marient en harmonie : des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des accordéons, des violons, des bois, des cuivres, des sax, des percussions, une guitare, un ukulélé, une contrebasse, un chanteur... Ils sont ouvriers, cadres, profs, chômeurs, étudiants, artistes, fonctionnaires, indépendants, pensionnés... Ce qui les unit ? L’envie de faire de la musique ensemble.

Aujourd’hui, cette envie est encore plus vive. La nouvelle fanfare se mélange au public pour présenter un programme composé de morceaux très différents: un soupçon de Bach, une bonne dose de chansons, des vieux standards de jazz, en passant par des traditionnels d’ici et de là-bas. Le point commun entre tous ces morceaux ? Ils sont tous arrangés et dirigés par Eloi Baudimont, le maestro de la fanfare.

À l’écoute et à la vue, impossible de rester en place : la puissance du groove soulève les pieds, les harmonies et les mélodies embuent les yeux d’émotion, une multitude de petits moments d’humour éclaire les visages...

La fanfare détournée accueille aussi, et ce n'est pas la moindre de ses originalités, tous les musiciens motivés, quels que soient leur âge, leur origine, leur niveau et leur instrument !